Va-t-il geler ou pas?

Dès que la température passe sous la barre de zéro degré et que les météorologues prévoient de la neige, c’est le branle-bas de combat au sein du département Ground Operations de TUI. Dieter Bruneel, Head of Ground Operations TUI fly, veille à ce que les avions puissent décoller après avoir été dégivrés et déneigés.

Pourquoi est-il important de dégivrer et de déneiger les avions?

“Lorsqu’il gèle ou qu’il neige, les avions font l’objet d’une procédure de dégivrage avant le décollage. Cela signifie que l’avion est débarrassé de toute forme de glace, de givre et de neige, afin qu’il soit propre pour s’envoler. Les salissures sur les ailes peuvent perturber le flux d’air pendant le décollage, de sorte que l’appareil peut réagir autrement que prévu. Nous voulons bien entendu éviter ce genre de situation.”

Comment procédez-vous?

“Le dégivrage est l’une des procédures les plus strictes et les plus réglementées chez Ground Operations. Il nécessite des camions, des opérateurs bien entraînés, du liquide de dégivrage et des réservoirs de stockage. En fonction des conditions météorologiques, nous regardons quel type de liquide est le mieux adapté pour traiter les appareils. Nous calculons aussi à la minute près combien de temps l’avion dispose après le dégivrage pour décoller en toute sécurité.”

Cette procédure entraîne-t-elle des retards?

“Le dégivrage d’un Boeing 737 dure 15 minutes. S’il y a une longue file d’avions, le retard peut s’accumuler rapidement. TUI se montre proactif et applique, dans certains aéroports, une procédure anti-givrage. Quelques heures avant le départ, nous aspergeons l’appareil d’un liquide qui empêche, durant une période limitée, la formation de glace et l’accumulation de la neige. Ces mesures de précaution permettent d’éviter une longue procédure de dégivrage et de réduire les retards. Nous appliquons une procédure anti-givrage uniquement lorsque les températures descendent sous les 3° C et lorsqu’il n’y a plus de précipitations. C’est comme ça que TUI fait la différence.”

Le dégivrage est-il une opération qui coûte cher?

“Absolument, car nous ne savons jamais à l’avance quel genre d’hiver nous allons avoir. Cela complique l’estimation de la quantité de liquide à stocker, qui a une durée de conservation limitée. Rien que le fait de mobiliser un camion de dégivrage près d’un appareil coûte environ mille euros. Il faut encore ajouter à cela le liquide de dégivrage. Si le temps est vraiment exécrable, la facture peut très vite augmenter considérablement. Nos collègues des finances ne sont pas contents lorsque Sabrina Jacobs ou Marie-Pierre Mouligneau annoncent des averses hivernales.”

Existe-t-il des alternatives moins chères et plus écologiques?

“Nous regardons toujours comment nous pouvons réduire les frais et l’impact du liquide sur l’environnement. Dans le passé, des tests ont été faits avec une brosse spécialement développée en interne pour économiser du liquide de dégivrage. Nous étudions également des méthodes de dégivrage innovantes comme des hangars spéciaux avec des appareils de chauffage par infrarouge, des panneaux chauffants infrarouges pour des unités mobiles, des systèmes par air chaud ou une combinaison des solutions précitées. Ce développement est important et TUI ne peut pas le faire seul. Avec des partenaires comme les aéroports et les sociétés de maintenance, nous trouverons des solutions rentables.”

Avez-vous une anecdote à raconter?

“Dans certains aéroports, les chutes de neige sont exceptionnelles. À Casablanca par exemple, le temps est généralement ensoleillé et il gèle rarement. La mise en place d’une opération de dégivrage est coûteuse. S’il gèle, il faut attendre que le soleil se lève. Des solutions bon marché et écologiques existent donc bel et bien.”

Like | 33

Video
Contact

Naam

E-mail

Bericht

Verstuur